Une grande partie du patrimoine écrit marocain demeure dispersée : manuscrits, livres rares, archives familiales, fonds de zawiyas, revues anciennes, photographies, correspondances, cartes et témoignages existent encore, mais restent souvent peu visibles, insuffisamment inventoriés, parfois fragiles.
Le patrimoine immatériel et vivant — savoirs, récits, gestes, traditions orales, mémoires familiales, savoir-faire — n'est pas suffisamment documenté. Or le patrimoine ne se limite pas au passé : ce que nous documentons, enregistrons et transmettons aujourd'hui deviendra l'héritage de demain.
Enfin, il manque un lien structurant entre patrimoine, transmission et modernité. Conserver ne suffit pas : il faut rendre le patrimoine compréhensible, accessible et vivant, grâce au numérique, à la recherche, à l'éducation et aux partenariats.
La Fondation IRFAN a été créée pour contribuer à combler ces manques.